LES AUTOMOBILES...NE TOMBEZ PAS... ESSAYEZ DE VOUS...
LES AUTOMOBILES NE SUPPORTENT PAS
LE CLIMAT DES MONTAGNES
Tous ceux qui ont fait des ascensions savent que lorsqu'on arrive à une certaine altitude il est rare qu'on éprouve pas quelque malaise. C'est le mal de montagne que tous les alpinistes connaissent. Il est dû à ce que notre organisme supporte mal la diminution de la pression atmosphérique et d'air raréfié qui en est la conséquence.
Or les autos du moins les autos dont le moteur est à explosion sont comme nous. L'air des montagnes élevées leur est funeste, et tout comme notre organisme leur mécanisme fonctionne mal à une grande altitude.
La raison en est fort simple et pour peu je dirais même qu'elle d'ordre physiologique.
En effet pour constituer le mélange explosif le cylindre moteur emprunte à l'air atmosphérique son oxygène. Or au sommet des hauts montagnes la pression atmosphérique étant diminuée, il existe moins d'oxygène dans un volume d'air donné. Il s'ensuit que dans le cylindre aussi la masse du mélange détonant contiendra forcément moins d'oxygène et que sa combustion au moment de l'explosion, développera moins d'énergie. La force propulsive du moteur sera en conséquence amoindrie et cela dans une proportion d'autant plus grande que l'auto rouler à une altitude plus grande. C'est ainsi qu'un moteur d'une puissance de 100 chevaux en plaine ne donne plus que 55 au Mont Blanc et 78 au col du mont Cenis.
C'est très curieux et... très ennuyeux comme vous pouvez le voir par l'histoire que voici :
Un Mexicain commande à Paris une auto de huit chevaux. Il l'essaie sur nos routes et s'en déclare enchanté. La machine est alors expédiée de l'autre côté de l'Océan où son propriétaire parti avant l’attendait. Elle arrive enfin et dès le lendemain notre Mexicain s'y installe et part pour dévorer l'espace. Ça va on ne peut mieux au début. Mais on arrive bientôt à la région des haut plateaux et voilà que le moteur s'essouffle, se fatigue et ne peut plus faire avancer la machine. Il n'y avait cependant aucune avarie seule la pression atmosphérique avait considérablement diminué. Bref pour pouvoir rouler dans son pays des hauts plateaux, le Mexicain a été obligé de remplacer son moteur de huit chevaux par un autre de seize.
En étudiant cette question de plus près, on est même arrivé à évaluer d'une façon précise la diminution de la puissance d'un moteur à explosion sous l'influence d'un abaissement de la pression atmosphérique. Les chiffres que M. Girardault donne dans la Locomotion automobile sont à ce point de vue fort suggestifs. Ils indiquent notamment qu'un moteur perd :
10 % de sa puissance vers 800 m l'altitude
12 % ″ 1000 m
20 % ″ 1750 m
30 % ″ 2800 m
40 % ″ 4000 m
50 % ″ 5500 m
Morale : dans les pays des hautes altitudes les moteur à vapeur sont préférables aux moteurs à explosion.
NE TOMBEZ PAS A L'EAU EN CHINE
Jamais à moins d'être un pirate, un Chinois ne sauve pas un homme qui se noie, pas plus un indigène qu'un étranger. On croit généralement dans le Céleste Empire que l'homme un homme se noie, son mauvais esprit erre à la surface des eaux jusqu'à ce qu'il ait trouvé quelqu'un qui soit comme lui, victime de la mer et que ce n'est qu'à ce moment qu'il est délivré de sa servitude.
Le Chinois en conséquence ne veut pas sauver un homme qui se noie, parce qu'il craint que l'esprit auquel il enlèverait ainsi une chance de salut ne se mettre à sa poursuite et ne le hante toute sa vie. Charité bien ordonnée comme par soi-même.
ESSAYEZ DE VOUS Y RECONNAITRE
On a souvent fait des chansons sur les parentés compliquées. Or la réalité a égalé la fantaisie. Il est vrai que cela s'est passé en Amérique.Un habitant de Weston (Virginie occidentale) M. Salom Bennett veuf s'était remarié il y a plusieurs années, avec une demoiselle Abbie Smith, fille d'une veuve. Or ces temps derniers, Markwood Bennett le fils de Salom, a épousé la veuve Smith, mère de la femme de son pèreIl en résulte que Markwood est devenu le beau-père de son père et par conséquent son propre grand-père. Il a des frères et des sœurs, il en devient également le grand-père et s'il a des enfants, ceux-ci deviendront les beaux-frères ou les belles-sœurs de leurs grands-parents. De son côté, Mme Markwood est devenu la belle fille sa fille et...
Mais arrêtons-nous.
REVUE NOS LOISIRS DU 1er MARS 1908