Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

LES AUTOBUS Pour alimenter la conversation

25 Juillet 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

L E S       A U T O B U S

Les omnibus que la Compagnie privilégiée a mis en service à Paris et qu'on a promptement appelés autobus, causent une infinité d'accidents. D'un poids terrible, ils ébranlent le sol et les maisons sur leur parcours ; ils roulent avec un bruit effrayant ; comme ils patinent sur le pavé gras, leur direction n'est pas sûre et leurs freins ne les arrêtent pas instantanément. D'assez nombreuses personnes ont péri sous les roues de ces monstres et les habitants surtout les boutiquiers des rues où ils passent , font entendre les plaintes les plus vives. Presque tous les journaux dénoncent chaque matin les méfaits de l'autobus.

Alors, on en conclut qu'il faut revenir à l'ancien système, à la traction animal qu'on allait abandonner.

C'est à peu près aussi raisonnable que si l'on avait renoncé aux chemins de fer et rétabli les diligences après les essais de quelques mauvaises locomotives où après l'accident qui coûta la vie à Dumont-d'Urville. Parce que cinq ou six soldats assis sur une caisse d'explosifs ont sauté l'autre jour, va-t-on condamner la mélinite ? Parce qu'une catastrophe épouvantable à détruit l'Iéna, va-t-on ressusciter la marine à voile ?

Les autobus en service ne valent rien ; cela ne veut pas dire qu'il faut renoncer aux autobus ; cela veut dire qu'il faut en construire de bons.

La Compagnie des omnibus qui a mérité depuis longtemps l’hostilité des parisiens, par le sans gêne avec lequel elle les a toujours traités, par l'absurdité de ses méthodes et l'incommodité de son matériel, par sa cruauté impitoyable envers les chevaux, désespère de voir renouveler son privilège. Elle a beau se procurer, au moyen de gros traitements, des patronages influents, elle redoute un échec et ne veut pas engager des dépenses qui lui resteraient pour compte.

Elle a résolu d'une part, d'user sa cavalerie jusqu'à la dernière patte du dernier cheval blessé, famélique, agonisant. Elle fait sortir de ses dépôts des bêtes dont le seul aspect émeut les cœurs les plus rudes à l'infirmerie ou chez l'équarrisseur. De même obligée de faire quelques expériences d'automobiles, elle a imaginé, par économie, d'utiliser les caisses de ses vieilles voitures ; et c'est avec les carcasses d'anciens omnibus à chevaux qu'elle fabrique les autobus.

Comme d'autre part, ces omnibus ont été affectés aux lignes les plus dangereuses, aux côtes les plus roides de la butte de Montmartre, ils ne sont pas maniables et donnent prise à la critique.

Et bien, qu'on les interdites, qu'on les supprime. Et qu'on les remplace, non pas par des voitures à traction animale, mais par des voitures automobiles bien construites, établies spécialement pour le service qu'elles auront à faire, légères, nombreuses, se suivant à de cours intervalles.

Il est honteux qu'on vois encore à paris les omnibus à chevaux qui ont disparu de toutes les grandes villes, même des villes de second et de troisième ordre. Les grands boulevards avec leur chaussée en montagnes russes, au pavé gras et glissant, où les lourdes voitures Madeleine bastille se traînent à force de coups de fouet, offrent un spectacle odieux et ridicule. L'étranger ou le Français qui revient de voyage haussent les épaules en se demandant si, oui ou non, la mécanique et l'électricité sont connues dans notre pays.

Ces questions relèvent de la municipalité. Les conseillers municipaux s'offrent à nos frais d'assez fréquentes tournées dans toutes les capitales de l'Europe ; ils n'ignorent pas ce qu'on fait ailleurs ; ils ont les moyens de faire mieux encore à paris ; même sans dépense, ils peuvent imposer toutes les conditions qu'ils veulent aux prochains successeurs de la Compagnie actuelle. S'ils ne veulent pas à nos commodités, on demanderais pour quelles raisons ou pour quels avantages particuliers ils nous sacrifient.

L'autobus est l'automobile du pauvre, nous voulons dans pays, à défaut du tramways électrique partout des autobus pratiques maniables innombrables à tarif réduit. C'est bien simple. Et les élections municipales auront lieu dans quelques mois.

 

 

 

POUR ALIMENTER LA CONVERSATION

Une locomotive de train de grande vitesse dure ne moyenne quatorze ans. Si on admet qu'elle parcourt environ 50 000 kilomètres par an, on voit que le parcours total effectué pendant la durée de son existence atteint 700 000 kilomètres. C'est à peu près 17 fois le tour du globe terrestre.

 

 

le tube intestinal d'un homme de taille moyenne mesure près de onze mètres de longueur.

 

 

On compte à Paris 80 319 maisons représentant une valeur de 14 milliards environ.

 

 

Chaque année des milliers de curieux visitent une maison située à Battarat, ville d'Australie. Le propriétaire de cette maison, un fabricant de briques et de moulages, a eu l'idée peu banale d'en recouvrir les murs tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, de coquillage variés qui leur font la plus riche tenture. Il en est de toutes formes et de toutes couleurs. Les divers ornements meubles ou ustensiles de la maison, ont aussi lui cuirasse de coquillages.

 

 

Le Japon patrie des arbres nains possède aussi la plus longue avenue d'arbre qui soit au monde.

Entre les villes de Namada et de Nikko s'étend en droite ligne et que la coquette longueur de quatre vingt deux kilomètres, une superbe allée ombragée de rameaux touffus. Large de huit mètres cette avenue est plantée d'arbres magnifiques de la famille des cyprès, dont le tronc ne mesure pas moins de cinq mètres de circonférences et dont le haut branchage atteint jusqu'à quarante cinq mètres.

 

 

Il existe un pays où les sifflements servent de langage. Les habitants de plusieurs îles de l'archipel des Canaries se servent volontiers de ce moyen peu banal de converser et même séparés d'un ou deux kilomètres ils peuvent ainsi facilement s'entendre et se comprendre. Les doigts arrangés de certaine façon dans leur bouche modulent différents sons dont chacun représente une syllabe et leur vocabulaire est assez vairé pour qu'on soutienne une conversation sur n'importe quel sujet.

 

REVUE NOS LOISIRS DU 29 DÉCEMBRE 1907

 

 

Commenter cet article