LA PRINCESSE MANNEQUIN
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LA PRINCESSE MANNEQUIN
En dépit du prestige qui les entoure encore aux yeux d'un grand nombre de personnes, les titres de noblesse ne mettent pas toujours à l'abri des vicissitudes de la vie.
Certains descendants très authentiques d'illustres familles demandent en divers coin du monde, leur pain quotidien à des entreprises commerciales ou à d'humbles travaux travaux manuels.
C'est ainsi que Massimilla Varesi, princesse italienne, dernière descendante d'un doge de Venise, sert de mannequin chez un grand couturier de Buenos-Ayres.
Elle ne dissimule d'ailleurs si son nom ni son titre et les revendique quelquefois avec fierté lorsque de riches parvenues cherchent à lui imposer d'humiliants caprices.
L'indomptable fierté des anciens maîtres de l'adriatique reparaît alors chez leur petite fille pour rappeler que la puissance nouvelle de l'or n'a pas définitivement aboli les souvenirs d'un passé de gloire et le respect dû au rang des héros.

PROVISIONS DE SIEGE
En 1871, pendant le siège dans une séance de club un brave toqué, l'avocat Gagne, ne trouve rien de mieux que de proposer à l'assemblée de manger les vieillards de Paris, afin de prolonger ainsi la résistance.
Idée lumineuse qui inspira aussitôt à Victor Hugo le quatrain suivant destiné, assure-t-il avec sérieux à figurer sur son testament :
Je lègue au pays , non ma cendre
Mais mon bifteck, morceau de roi.
Femmes, si vous manger de moi
Vous verrez comme je suis tendre.