IL FAUT BIEN RIRE UN PEU
IL FAUT BIEN RIRE UN PEU
— Jean, courez vite à la gare et regarder à quelle heure part le dernier train pour Paris.
— Bien monsieur !
Deux heures après.
— Sapristi ! Jean vous y avez mis le temps !
— Ah ! Monsieur ; j'ai été obligé d'attendre longtemps à la gare ; ne voulant m'en rapporter à personne. J ai voulu voir moi-même partir le dernier train.
Tableau...
En wagon.
Un voyageur offre un verre de porto à un Anglais placé à côté de lui et s'apprête à essuyer le verre avec son mouchoir :
— No ! Dit l'Anglais. J’aime mieux boire après votre bouche qu'après votre nez.
Au régiment.
— Que faisiez-vous avant votre entrée au service ?
Un peu de tout... dans ces derniers temps, je jouais d'un instrument.
— Duquel ? A vent ou à cordes ?
— A cordes bien sûr, puisque j'étais sonneur à l'église du village.
— C'est de notre récolte ce bon petit vin-là, vous ne l'appréciez pas ?
— Si fait, dans la salade.
A la fin du dîner Toto voit arriver un énorme gâteau au caramel.
— Tiens, lui dit sa mère, tu peux en prendre un gros morceau si tu veux.
— Non, merci maman, je n'en veux pas.
— Tu n'en veux pas ! Qu'est-ce qui t'arrive ?
— Je trouve que j'ai assez mâché pour aujourd'hui.
— Il me semble vous avoir déjà rencontré. Ne serait-ce pas au musée du Louvre ?
— Certainement pas, je n'y suis jamais allée.
— Moi non plus. Alors il doit s'agir de deux autres personnes.
Paysan vient en consultation chez le médecin.
— Que quoi souffrez-vous ? Demande celui-ci.
— Je n'arrive pas à dormir depuis quelques jours. C'est à n'y rien comprendre, je n'ai rien changé à mes habitudes ; je me lève avec les poules, ensuite je travaille comme un bœuf toute la journée, j'ai une faim de loup, mais je ne dors plus comme un loir.
— Mon vieux, répond le médecin après avoir bien réfléchi, je vois ce qu'il vous faut : un vétérinaire.
Un orateur politique revient de Suisse où il a fait une tournée. A la frontière, un douanier l'interroge :
— Avez-vous quelque chose à déclarer ?
— Certainement, répondit-il. Passez moi le micro.
Un contrôleur d'autobus circule au milieu des voyageurs qui règlent le prix du trajet. Cependant sur la plate-forme, un jeune garçon en short et sac à dos, ne bronche pas en le voyant arriver.
— Tickets, s'il vous plaît, dit le contrôleur.
Le garçon le regarde toujours sans bouger.
— Eh bien, insiste le contrôleur en veut voyageur à l’œil !
— Non, mais de l'auto-stop.
— Papa, si on allait aux sport d'hiver pour Noël ?
— Impossible, je dois penser à mes dettes.
— Mais tu pourras très bien y penser là-bas !
Accident de la circulation ; un homme vient d'être renversé par un énorme camion. Le reporter chargé de l'enquête téléphone à son journal.
— Le piéton qui vient d'être écrasé se nome Czartockroweski.
— Bon, répond le rédacteur en chef et comment s'appelait-il avec l'accident ?
— Nous allons jouer à un jeu. Il faut chercher des mots qui peuvent se lire dans les deux sens comme : Elle. Tu en trouves ?
— Non.
— Bravo !
— Marie, venez voir, il y a plein de mare dans mon café. Qu'est-e que ça signifie ?
— Je ne sais pas, Monsieur, je suis cuisinière pas voyante.
REVUE NOS LOISIRS DU 22 MARS 1908