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GAGS A GOGO * MEFIEZ-VOUS DES CHIENS

19 Septembre 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

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GAGS A GOGO

A San Francisco un homme d'affaires questionne un nouvel employé récemment engagé dans ses bureaux.

— A propos, demande-t-il, le chef comptable vous a-t-il bien expliqué que vous avez à faire ?

Parfaitement, monsieur... il m'a chargé de le réveiller dès que je vous verrai venir !

 

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Cette histoire se passe en Australie. Un touriste américain demande à un indigène en lui montrant quelques bœufs :

Quels sont ces animaux ?

Ce sont des bœufs.

Des bœufs ? Mais chez nous, ils sont trois fois plus gros ! Et là, ces autres animaux comment les nommez-vous ?

Des moutons.

Des moutons ? Mais en Amérique ils sont cinq fois plus gros !

A ce moment arrive une bande de kangourous. Et l’Australien explique :

Et ces bêtes que vous voyez là ce sont des sauterelles.

 

 

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Avide d'horizons plus vastes, Ouin-Ouin va s'engager dans la marine. Il arrive au bureau de recrutement où on lui fait décliner son état civil. A un moment, l'officier demande :

Savez-vous nager ?

Non, pourquoi ? Vous n'avez plus de bateaux ? Demande Ouin-Ouin.

Enfin les choses se sont arrangées et on l'engage. Six mois plus tard Ouin-Ouin rentre au pays.

Comment s'étonnent les amis, ils ne t'ont pas gardé ?

Eh bien ! Figurez-vous qu'ils m'ont mis à bord d'un sous-marin. Et ça n'a pas marché ! Parce que moi j'ai l'habitude de dormir la fenêtre ouverte.

 

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On jugeait un homme accusé d'avoir volé une montre. Mais les preuves faisaient défaut et le juge dut rendre la liberté à l'accusé en précisant :

Nous nous trouvons dans l'obligation de vous acquitter au bénéfice du doute. Et maintenant une question à poser ?

L'accusé réfléchi quelques secondes et demande d'une voix timide :

Oui, monsieur le juge. Quelle heure est-il ?

 

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Un fou va chez un ami en tain d'examiner un fusil.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Demande-t-il.

Une pipe, mon cher.

Et ça se fume comment ?

Le premier met le canon dans sa bouche, appuie sur la détente et inévitablement se fait sauter la cervelle.

L'autre réfléchit et murmure :

J'ai l'impression que le tabac est trop fort.

 

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Un agent de police sursaute n'en croyant pas ses yeux. Là, devant lui, il voit rouler un automobiliste pas très vite sans doute, mais sur le trottoir.

Il s'empresse de l'arrêter et lui demande :

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous êtes là, sur le trottoir ?

C'est très simple, monsieur l'agent, je suis un débutant et j'ai horriblement peur des voitures.

 

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Mme Marius ouvre son buffet de cuisine. Une odeur épouvantable se répand : c'est le camembert.

J'aurais dû le laisser dehors, dit-elle.

Alors Marius ajoute :

Oui, il aurait pu aller et venir...

 

 

MÉFIEZ-VOUS DES CHIENS TROP PETITS

QUELQUEFOIS CE NE SONT PAS DES CHIENS

 

 

Vous avez tous vu dans les rues et dans les vitrines des marchands de chiens ces minuscules toutous gros comme le poing, ces levrettes naines qui excitent toujours notre étonnement à défaut notre admiration.

La passion de ces petits avortons de chiens à valu à Mme Durand une brave rentière de Levallois la plus singulière et la plus navrante des mésaventures.

Depuis la mort de son mari, Mme Durand n'a, dit-elle trouvé de consolation qu'au milieu de ces fidèles toutous. Elle en a six.

Pour entrer dans le paradis des chiens qu'est la maison de mme Durand, il faut que les bonnes bêtes réunissent quelques qualités dont la principale est la petitesse.

Mme Durand se pâme devant un petit chien et son chenil en renferme de véritables miniatures. Ils pourraient tous les six s'échafauder l'un sur l'autre sans arriver à la hauteur du museau d'un chien de chasse.

Or l'ambition d'ajouter à sa collection le plus mignon des chiens que l'on ait jamais vus à coûté cinquante louis Mme Durand.

Assise l'autre jour sur un banc dans son jardin elle regardait au travers de sa grille passer les promeneurs qu'attiraient au dehors les premiers rayons de soleil. Tout à coup son attention fut attirée par un passant ; non pas que l'homme, une manière de valet de bonne maison eût quelque chose de curieux , mais il tenait en laisse un chien, un véritable amour de chien.

Gros comme le poing tout juste, avec de long poils blancs, il était bien le plus minuscule toutou que l'on puisse rêver.

Il profitait d'ailleurs de sa beauté, car on ne pouvait imaginer d'animal aussi indiscipliné. Il courait à droite, à gauche, avec une vélocité extraordinaire.

Mme Durand fut décidé immédiatement, il lui fallait ce chien.

Elle interpella l'homme et lui demande quel est cet animal et s'il est à vendre.

Oh ! Non, lui répondit-il, il appartient à mes maîtres et je serais mis à la porte si je le vendais.

Mme Durand ce fait corruptrice ; elle offre deux cent francs, trois cent, cinq cent, huit cent. L'homme faiblit et se décidant.

Donnez-moi mille francs et je vous le laisse. Je dirai à mes patrons que je,l'ai perdu.

Sitôt dit, sitôt fait. Une minute après, le petit chien était la propriété de Mme Durand. Celle-ci le met dans sa chambre et va quérir quelqu'une de ses amies pour admirer la bête.

Elle revient. Plus de chien.

On fouille la chambre, on déplace les meubles. On retrouve la bête où, et dans quel état grand Dieu ! Il avait grimpé sur une armoire et a peau déchirée par endroits laissant voir, non pas de la chair sanglante, mais une autre vilaine peau grise.

Mme Durand poussa un cri d'horreur. Elle avait compris ; le chien si petit n'était qu'un énorme rat, sur lequel on avait cousu un morceau de peau de caniche.

 


<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cREVUE NOS LOISIRS DU 7 JUIN 1908

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