Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

GAGS A GOGO * LA CHANSON DE L'ARBRE

22 Juin 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

G A S G S    A   G O G O

 

clown---copie-1.jpeg

 

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

Est-ce que ta femme est économe ? Demanda-t-on à Marc Pherson quelques mois après son mariage.

Très économe, répondit-il satisfait. Chaque fois qu'elle change « le poisson de l'eau, tu sais, notre petit poisson rouge, eh bien le lendemain on mange une bouillabaisse !

 

095.jpg


Deux grands chasseurs de fauves sont assis soue leur ente dans la jungle. Ils parlent de leurs prouesses respectives.

Je te parie vingt mille francs dit l'un que d'ici dix minutes je t'aurai tué un lion.

Tope là, fait l'autre.

Dix minutes après un lion passe la tête dans l'entrée de la tente.

Est-ce que votre camarade n'est pas sorti, tout à l'heure, demande-t-il en tenant le pari.

Oui... bredouille celui-ci.

Eh bien, il vous doit vingt mille francs fait le lion.

 

095.jpg


Un petit monsieur à barbiche attend son tour pour se présenter à un grand imprésario. On finit par l'introduire dans le bureau où, énorme cigare aux lèvres, trône un homme important.

Voilà, commence le petit monsieur, je fais des imitations.

Ah ! Non, tranche l'imprésario des imitations, merci ! Pas d'imitateurs !

Mais, je vous assure, poursuit l'autre, c'est pas mal ce que je fais : j'imite les oiseaux !

Les oiseaux !... les oiseaux. Mais ça n'intéresse personne un imitateur d'oiseaux. Allez, ouste, j'ai pas le temps.

Tristement, le petit monsieur hoche la tête et bredouille :

Heu... Excusez-moi !...

Et il s'envola.

 

095.jpg


Un homme lit son journal dans le métro, une colombe sur chaque épaule. Un autre voyageur se pense vers lui et demande avec une curiosité envieuse.

Que font les colombes sur vos épaules ?

Sans lever les yeux, le premier voyageur répond :

Je n'en sais rien. Elles sont montés au Châtelet.

 

095.jpg


Jean et Louis deux amis exploitent une ferme dans un coin perdu . Ils apprennent avec consternation que deux cousines de Jean, des jeunes filles de la ville, se sont mis dans l’idée de venir passer quelques jours chez eux. Leur accueil n'en est pas moins cordial et excellent. A la fin du repas, les invités offrent de laver la vaisselle.

Pourquoi faire, nous ne la lavons jamais, dit Louis.

Il s'approche de la porte et siffle. Aussitôt six chiens bondissent et se mettent à lécher les plats.

Les cousines de jean décident de repartir le lendemain. Comme jean se plaisait à le dire :

Ça n'a pas été un petit travail de dresser les chiens et ça a été encore plus dur de les déshabituer mais, dame, ça valait le coup !

 

095.jpg


Un journaliste visite un asile de fous en compagnie du directeur. Et le journaliste aperçoit soudain un pensionnaire déguisé en grenadier d'empire et faisant du maniement d'arme.

Oh ! Oh ! Dites-moi fait le visiteur, celui-là, hein... il a l'air bien touché !

Au contraire, explique le directeur au contraire !... Il va beaucoup mieux ! Il n'y a pas quinze jour il se prenait pour Napoléon !

 

 

 

La chanson de l'arbre

                   -------

Je suis un arbre auguste à la rugueuse écorce,

Fils aîné de ce sol dont j'aspire le sang,

Et ferme sur mon pied chantant et verdissant,

                     Je me repose dans ma force.

 

Étendus au-dessus des cités étouffantes,

Mes cent bras largement dans le ciel vaste et bleu,

sur mon front font régner comme aux autels d'un dieu

                  Leurs vastes palmes triomphantes.

 

Un suc robuste et sain e la racine au faîte

Circule, et me transmet la vie et la santé ;

Tu n'as pas à rougir de notre parenté

                    O forêt qu'avril met en fête.

 

Dans mes rameaux, des nids, des parfums et des chants

Les amants enlacés dans une étreinte inerte

Viennent pour y rêver, quand les soleils couchants

                     Empourprent ma ramure verte.

 

Passants venez en paix vous asseoir à mon ombre

Je verserai sur vous le charme du printemps

Et vous ferez goûter, dans la fuite des temps

                  L'oubli des misères sans nombre.

                                                                                                                  M. MANTERO

 

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

REVUE NOS LOISIRS DU 26 AVRIL 1908

TOUS LES LUNDIS A 14 HEURES SERIE DE PHOTOS

 

Commenter cet article