GAGS A GOGO * LA CHANSON BENIE
G A G S A G O G O
Une vedette de cinéma fait sensation sur la plage et distribue des autographes. Passe un soldat qui s'arrête à sa hauteur pour allumer une cigarette.
— Autographe ? Demande la belle.
— Bien sûr, répond l'autre, poliment il sort son stylo , griffonne son nom sur un bout de papier qu'il tend à la star déconcertée.
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Le jour de mon arrivée à la caserne je fus convoqué aux cuisines. Le sergent s'arma d'un couteau et me mit en présence d'une montagne de pommes de terre.
— Sergent, lui dis-je, je croyais qu'à l'époque des spoutniks l'armée avait des machines à éplucher les légumes ?
— Exact, répliqua le sergent et le dernier modèle c'est toi.
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Marius rencontre olive sur la Canebière. Ils ne se sont pas vue depuis longtemps en discutant un peu.
— Et ton fils ! Demande Marius.
— Il est au lycée, je ne peux me décider sur le choix de la langue que je vais lui faire apprendre, aide-moi.
— Hé, tout dépend de ce qu'il veut faire.
— Je crois qu'il succédera à son oncle dans son entreprise de Pompes funèbres.
— Dans ce cas, conseille-lui plutôt une langue morte.
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Francis demande à sa sœur : Qu'est-ce ce qu'une mûre ? »
Réponse : « Une mûre pour moi par rapport à une fraise, c'est une fraise en colère qui à la « chair de poule »
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La femme d'un savant demande à la bonne :
— Monsieur a-t-il prit son petit déjeuner ?
— Je ne sais pas, madame.
— Demandez-lui alors, il est dans on bureau.
— Bien, madame.
La bonne revient.
— Madame, Monsieur ne se souvient plus.
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Un inspecteur vient visiter un asile d’aliénés, il met son nez un peu partout.
J'aimerais voir une chambre.
Il rentre et voit un fou suspendu au plafond.
— Ce n'est rien, murmure le directeur, il y a huit jours qu'il est dans cette position.
— Je veux bien, répond le directeur mais je me demande comment cette pièce sera éclairée ce soir.
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Un jeune homme considère avec attention deux billets, un de 100 F l'autre de 500 F.
— La littérature a enfin la place qu'elle mérite : un Molière vaut cinq Bonaparte.
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Il est 11 heures du matin et Dumé dort toujours. Sa mère le réveille.
— Oh ! Dumé ! Il est temps de pendre le café... pendant que tu dors il y en a qui ne perdent pas de temps j'ai vu ce main à l'aube Pascal qui ramassait par terre un billet de 10 F.
— Et alors ! Répond Dumé en s'étirant. Celui qui avait perdu le billet il s'était levé encore plus de bonne heure !
BIENTOT TOUTES LES FEMMES AURONT DES MOUSTACHES
Un médecin allemand vient de découvrir après d'innombrables observations et de patientes recherches à la loupe et au microscope que la moustache tend à s'accroître chez les femmes. Ce savant allemand affirme que six Françaises sur cent sont pourvues de cet ornement. La proportion est encore plus forte dans les pays chauds, elle est de 14 % au Maroc, de 10 % à Constantinople.

La chanson bénie
Je me suis grisé ; j'ai perdu mon âme !
Je chante et le cours, ne sachant plus où ;
Dans le ciel je crois qu'un angle m'acclame ;
Je vais, je reviens, je ris comme un fou !
J'ai perdu mon âme où mon cœur ; qu'importe.
Une joie immense est entrée en moi ;
Le printemps m'appelle et m'a pris pour roi ;
Un souffle léger m'enlève et m'emporte !
C'est depuis hier et depuis longtemps !
Je renais ou meurs au monde, il me semble ;
Je monte au milieu d'encensoirs flottants ;
J'ai perdus mon âme et mon cœur ensemble !
Je n'ai pourtant bu ni vin ni liqueur ;
Je vole je plane, étonné de vivre ;
Je ne suis pas fou, je ne suis pas ivre ;
J'ai donné mon âme et donné mon cœur !
J'ai bu l'espérance en un doux sourire !
J'ai puisé l'amour en un regard clair !
Mon cœur a fondu comme fond la cire !
Mon âme est partie ainsi qu'un éclair !
Léon Dierx
Revue Nos Loisirs du 12 Juillet 1908