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FORT COMME UN BOEUF... * ETES-VOUS SAUVÉ

7 Mars 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

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DEPUIS LE LUNDI 5 MARS A 14 HEURES

VOUS POURREZ VOIR UN REPORTAGE DE PHOTOS

SUR MON DÉPARTEMENT. LES PHTOS SERONT PUBLIÉES TOUS LES LUNDIS ET POUR COMMENCER JE VOUS INVIE DE VOIR LES CLOCHERS TORS

Si cela vous intéresse veuillez me donner votre avis

 

FORT COMME UN BŒUF OU COMME UN CHEVAL ?

Du bœuf ou du cheval lequel est le plus fort ? On se l'est souvent demandé. Voici, à ce sujet, quelques chiffres précis que nous empruntons à une étude de M. Diffloth, ingénieur agronome bien connu.

En pleine force, c'est-à-dire à l'âge de cinq ou six ans, un couple de bœufs pour traîner, sur une bonne route une charge de 4 000 à 5 000 kilogrammes et faire avec cette charge, 24 à 28 kilomètres dans la journée. Le déplacement d'un poids de 2 000 kilogrammes sur une étendue de 25 kilomètres indique la force d'un bœuf, l'effort qu'il est capable de réaliser. Pour le cheval les deux chiffres toujours sur une bonne route sont de 1 200 kilogrammes et de 36 kilomètres. Si vous multipliez ces deux nombres l'un par l'autre, vous trouvez que le travail d'un bœuf est représenté par 56 000 kilogrammètres, et celui d'un cheval seulement par 43 200 kilogrammètres. L'avantage serait donc du côté du bœuf. Et cependant Kingelmann qui a fait sur ce sujet des expériences fort curieuses, arrive à la conclusion que si le travail utile d'un cheval breton est figuré par le chiffre 100, celui d'un bœuf parthenais n'est plus que de 71.

Il est encore difficile d'arriver à une conclusion ferme si au lieu d'envisager la traction sur une bonne route, on considère les travaux de labour. A première vue, il semblerait que le bœuf dût être supérieur par sa ténacité, par sa lente application, par la facilité avec laquelle il triomphe des obstacles qui lassent rapidement le cheval, animal de vitesse et de légèreté. Il n'en est rien, puisque d'après de Gasparin le cheval est capable de labourer 32 ares, tandis qu'un bœuf n'en laboure que 25.

Nous venons e dire que le cheval est un animal de vitesse. Mais on a notablement exagéré la lenteur du bœuf. Évidemment il est incapable de galoper ou même de marcher au trot. Conduits part des bouviers actifs,les bœufs n'en font pas moins avec une charge moyenne, 80 à 90 centimètres à la seconde, soit 3 kilomètres et demi à l'heure, allure comparable à celle d'un cheval au pas.

Et les vaches ? Elles aussi sont couramment employées aux travaux aratoires. Les dernières statistiques agricole que nous possédons indique même pour la France 1 500 000 vaches de travail contre 1 519 000 beaufs, c'est-à-dire des chiffres presque identique.

Bien entendu on ne saurait comparer la force et l'endurance d'une vache à celle d'un bœuf. On admet généralement que la puissance de travail d'une vache est au moins d'un tiers inférieure à celle d'un bœuf. Thaër agronome allemand est encore moins large et estime qu'il faut 30 vaches pour remplacer 10 bœufs.

Tout le monde sait que les vaches laitières quand on les fait travailler, donnent moins de lait et pour un travail de quatre à cinq heures cette diminution est déjà d'un quart. En même temps le lait devient plus acide, ce coagule plus vite et se conserve moins aisément. Ce n'est pas du reste le seul inconvénient qu'offre le travail des vaches. Comme elles sont presque toujours en état de gestation on est obligé de les surveiller très attentivement et à chaque instant, afin qu'elles ne se fatiguent pas, ne se blessent pas, ou de mettre bas d'une façon prématurée.

 

E T E S - V O U S    S A U V É ?


Un des aspects de Londres qui nous étonnent le plus, est celui d'un dimanche anglais.

Il faut avoir vécu ce jour dominical en Grande-Bretagne pour comprendre vraiment le sens de ce mot : repos.

Lorsque la saison le permet sous les arbres lus verts et plus frais de baigner continuellement dans une atmosphère de pluie et de brouillards, l'homme du continent, débarqué dans l'île pour la première fois, aperçoit des rassemblements. Il approche et ce ne sont point comme en France, des camelots vantant avec éloquence les vertus de la pâte à coller le verre, et ce ne sont ni lutteurs, ni avaleurs de sabres toujours inquiets à cause des agents de l'horizon, mais bien des groupes pieux écoutant en plein air, un orateur religieux, une femme souvent, commentant la parole sacrée et les Évangiles. La photographie que nous donnons aujourd'hui à nos lecteurs est celle d'une jeune fille appartenant à une vieille famille de la noblesse britannique.

Touchée par la Foi, elle a rompu le mariage que projetaient les siens, a abandonné à une secte religieuse i, héritage important, passe toute a semaine au chevet des malades, et prêches le dimanche comme un clergyman.

Ajoutons que l'ami qui nous a rapporté sa photographie l'a trouvée tout à fait belle avec ses cheveux auburn, ses yeux bleus, et son teint de lis de rose.

REVUE NOS LOISIRS DU 22 MARS 1908

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