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BONNES HISTOIRES A RACONTER

20 Juillet 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

BONNES HISTOIRES A RACONTER


PROPOS DE TABLE

Un jour à un de ces célèbres dîners littéraires que donnait Mme Alain morte il y a quelques années. Jules Simon exposait une doctrine quand a un moment donné le grand écrivain Renan ouvrit la bouche comme pour parler.

— Un moment monsieur Renan nous serons heureux de vous entendre tout à l'heure, lui dit la maîtresse de la maison.

Jules Simon ayant terminé.

— Je crois monsieur Renan, que vous aviez quelque chose à nous dire ?

— Moi, madame ? Répondit Renan, je voulais redemander du gigot.

 

Un mot d'Alexandre Dumas

Alexandre Dumas de passage à Madrid , entendit un jour dans un restaurant , ses voisins de table, de jeunes Espagnols plutôt infatués de leur propre mérite, de moquer de tout ce qui n'était pas l'Espagne et dire entre autres choses que la Seine à Paris n'était qu'un ruisseau.

Or, notre fleuve parisien est d'une largeur respectable comparé au fleuve qui traverse Madrid et qui est le plus souvent à sec.

Dumas impatienté, demande qu'on lui apporte un verre d'eau en boit ne gorgée et le tendant au garçon : « Portez le reste au Mançanarez » dit-il d'une voix forte.

 

L'éléphant du « Tour du Monde »

MM. Ritt et Larochelle à l'époque directeur de la Porte-Saint-Martin, avaient besoin d'un éléphant pour le 3e acte du « Tour du Monde »une pièce nouvelle d'Adolphe d'Ennery.

Larochelle voulait en faire fabriquer un en baudruche quand Ritt en découvrit un qu'il loua.

— Mais pourquoi ne l'achetez-vous pas, dit d'Ennery.

— Y songez-vous, dit Larochelle scandalisé. Vous voudriez nous ruiner ! En location l'animal ne voûte que 60 francs par soirée, alors qu'on m'en demande la somme de 8 000 francs.

— Et ajoutait d'Ennery que cette histoire mettait en joie toutes les fois qu'il la contait. Larochelle put payer 36 000 francs de location pour son éléphant, la pièce ayant eu 600 représentations de suite.

 

Le prix d'une conversation

Alexandre Dumas père qui fut un si grand prodigue savait aussi, à l'occasion, comprendre ses intérêts. Voici à ce propos une curieuse page écrite par le fameux acteur Bouffé dans ses Mémoires :

« au moment où je prend congé de cet homme charmant il me dit en me prenant la main :

« — Mon cher Bouffé, je ne vous le reproche pas, mais la conversation que nous venons d'avoir me coûte cent francs.

« Et s'apercevant de ma surprise :

« — Cela vous étonne ? Ajouta Dumas, c'est pourtant la vérité. Oui, cent francs ! Jugez plutôt. Je suis en train d'écrire un roman en deux volumes dont le premier bâclé en moins de vingt quatre heures, est déjà sous presse ; le second que j'ai commencé hier, ira rejoindre son camarade demain dans la matinée. Eh bien ! Ces deux volumes me sont payés quatre mille francs ; je viens de vous dire que j'en écrivais un en moins de vingt quatre heures ; c'est donc à peu près cent francs par soixante minutes que je perds quand je ne tiens pas la plume ! Et notez que loin de m'a muser à la ponctuation, je laisse cette besogne à l'imprimeur, qui s'en acquitte fort bien. J'ai calculé que de cette façon , je gagnais deux minutes par feuillet soit huit minutes par heure ; total pour dix heures quatre vingt minutes, ce qui me permet de noircir six feuillets de plus dans la journée.

Il faut reconnaître que dans certains cas, le roman nourrit bien son homme.

 

Un métier bizarre

Un étrange métier que celui d'auricure ou cureur d'oreilles, pour nos pays qui en sont encore à se contenter de pédicures ou de manucures. Ce métier est pourtant fort répandu en Indo-Chine ou tout indigène qui se respecte ne croirait pas avoir achevé sa toilette des grands jours s'il n'avait confié ses oreilles à un auricure plein de dextérité. Le voyageur qui pour la première fois, parcourt nos colonies indo-chinoises, n'est pas peu surpris de rencontrer aux carrefours le groupe curieux du praticien en plein vent, procédant sur un indigène à sa délicate opération, à l'aide d'une curette de forme spéciale.

 

 

LES POIDS LOURDS

L'Angleterre s'est vantée longtemps de posséder l'homme le plus gros du monde. C'était un nommé Hopkins, né au pays de Galles et dont le poids atteignit 448 kilos.

Un autre Anglais Sponer pesait 305 kilos. Il reçut un jour un coup de couteau dans le ventre et la lame pu s'enfoncer de 12 centimètres sans arriver à aucun organe essentiel.

On cite un troisième Anglais qui mesurait 1 m 82 d'une des épaules à l'autre et qui pesait 293 kilos.

La graisse finit par étouffer un planteur de Batavia qui pesait 321 kilos et qui en était venu à augmenter d'un kilo par jour. A vingt ans, il atteignait déjà le poids coquet de 281 kilos.

Dans le comité de Lincoln en Angleterre, vécut un homme du poids de 264 kilos, qui avait 3 m 04 de tour de taille et dans l'habit duquel trouvaient place sept personnes de corpulence moyenne.

 

 

GAGS A GOGO

Au restaurant le garçon apporte un bol de bouillon à un client.

— Remportez-le, dit celui-ci, il n'est pas assez chaud.

Un instant plus tard le garçon revient.

— Non pas assez chaud.

Il dispaait à nouveau et revient avec un bol fumant.

— Pas encore assez chaud, dit le client.

— Mais, monsieur, comment pouvez-vous dire qu'il n'est pas assez chaud puisque vous ne l'avez pas goûté.

Et le client explique :

— Tant que votre doigt trempera dedans c'est qu'il ne sera pas assez chaud.

 

 

Un jour la femme d'un grand savant entre dans le laboratoire de son mari en brandissant un journal.

— Il faut absolument faire quelque chose, regarde, on annonces tes obsèques.

Très absorbé par une expérience, le vieux savant lui répond :

— Pourquoi me déranges-tu pour si peu ! Fais comme d'habitude, envoie une couronne !

 

 

Dans la queue vieille dame voit un petit garçon en train de tirer la queue d'un chien.

— Que tu es méchant ! Lui dit-elle c'est très vilain de tirer la queue d'un chien.

— Mais c'est lui qui tire, répond le petit garçon, moi je la tiens seulement.

 

 

Françoise dit un jour à sa maman :

— Es-ce que le Bon Dieu est malade ?

— Mais non, voyons. Pourquoi me demandes-tu ça ?

— Parce que hier, Tonton a dit que le docteur Duval venait d'être appelé à Dieu.

 

 

Venant d'annoncer son mariage à un camarade, Paul l'invite à venir chez lui pour lui présenter sa fiancée, il lui explique où il habite.

— Il faut prendre l'escalier au fond de la cour. C'est au cinquième étage à gauche. Tu sonnes avec ton coudes et quand la porte s'ouvre tu la pousse avec ton pied.

— Bien. Mais dis-moi pourquoi faut-il que je fasse tout ça avec le coude et le pied ?

— Parce que j'espère bien que tu ne viendras pas les mains vides...

 

REVUE NOS LOISIRS DU 29 DÉCEMBRE 1907

 

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