3 HISTOIRES
CE QU'ON DOIT A SON PÈRE CE QU'ON DOIT A SA MÈRE
Deux docteurs hollandais, MM. Heyman et Wiersma viennent d'établir à la suite de longues et sérieuses investigations une sorte de barème de la transmissibilité des qualités et des défauts héréditaires.
Ils ont été secondés par plus de trois mille de leur confrère qui ont soigneusement étudié le caractère de tous les enfants qu'ils étaient appelés à soigner.
La facilité de coordonner sa pensée et de l'exprimer rapidement et presque toujours héritée du père. Quarante vingt cinq pour cent des fils d'hommes de science ont des goûts et des aptitudes de leur père ; quand aux filles il n'y en a que quatorze pour cent qui héritent de ces précieuses qualités.
Lorsque c'est la mère qui se livre à des travaux scientifiques, le résultat es beaucoup plus net et plus frappant ; cent pour cent des garçons héritent de ces qualités et pas une seule parmi les filles.
Tous les traits de caractère qui dénotent une bonne nature ou de la sensibilité proviennent dans la très grande majorité des cas de l'influence paternelle.
Les tendances criminelles lui sont dues également ainsi que la démence, l'épilepsie et la faiblesse d'esprit quatre vingt dix neuf sur cent.
Des mères, les enfants, héritent l'amour des sports et les capacités artistiques, à l'exception du talent littéraire.
CE QUE COUTENT ET CE QUE RAPPORTENT LES
CHEVAUX DE COURSE
Ce serait une erreur de croire que les propriétaires de chevaux de courses fassent fortune avec leurs chevaux. Si gros que soient les prix distribués, il suffisent à peine à couvrir les frais.
Mais si l'on considère seulement les sommes rapportées par les chevaux qui gagnent des prix, sans tenir compte des frais d'élevage et d'entraînement on arrive à un total énorme.
Pour ne citer que quelques exemples, Quo Vadis, le vainqueur du Grand Prix de 1903, après avoir gagné à son propriétaire, M. Blanc, plusieurs centaines de mille francs, fut vendu à la Russie comme étalon près de 250 000 francs.
La Camargo, une des plus extraordinaire jument dont s'enorgueillissent le turf, rapport et à son propriétaire, M. Abeille, environ 800 000 francs de prix.
D'ailleurs rien n'est plus imprévu que l'achat des poulains pour les écuries qui n'ont pas de haras.
Nubienne, achetée 17 000 francs dans une vente au Tattersall, gagna en trois années 205 000 francs y compris le rand prix de Paris.
Un très bon cheval, Merlin, fut payé il y a une douzaine d'année 700 francs, il en rapporta plus de 100 000.
L'exemple de Plaisanterie dépasse tous les autres. Acheté 800 francs , elle gagnait pendant sa deuxième année 31 350 francs , et, à trois ans, triomphant dans les deux grandes courses anglaises du Cesarewich et Cambridheshire, elle gagnait 241 550 francs.
Mais à côté de ces acquisitions exceptionnelles combien de poulains ont été payé 20 et 30 francs et n'ont jamais rien donné à l'entraînement.
En outre, mauvais ou bons, les chevaux de coursas coûtent gros. La journée d'un cheval, qu'il soit en pension ou qu'il soit entraîné dans l'établissement même, revient de 10 à 12 francs. Son voyage à Paris et celui de son entraîneur coûtent une soixantaine de francs. Un voyage à Deauville, près de 700 francs.
Ajoutez à cela la montée de jockey, les dépenses imprévues, les 10 % que l'entraîneur touche sur les prix gagnés et supposez une écurie de vingt cinq chevaux qui a remporté de gros succès et gagné le chiffre de 400 000 francs de prix. Eh bien ! Ses yearlings lui auront coûté, qu'ils soient achetés à Deauville ou proviennent des haras personnels, 150 000 francs, et l'entretien du lot avec intérêt du capital montera à près de 220 000 francs. Le bénéfice sera réduit à une trentaine de mille francs.
SI LES MOUSTIQUES VOUS INCOMMODENT
VOICI DES POISSONS QUI LES MANGENT
On vient d'employer aux îles Hawaïun procédé merveilleux pour détruire les moustiques.
Sous la savante direction de M. Jordan de l'université de Standfort, des espèces très résistantes et très vorace de poissons ont été introduire aux îles d'Hawaï. Ces poissons qui se sont admirablement comportés ont détruit des quantités prodigieuses de moustiques, soit à l'état adulte, soit à l'état larvaire.
Les expériences furent faites par un comié avec l'aide d'une subvention de 37 500 francs. En présence des résultats obtenus, elles seront généralisés.
REVUE NOS LOISIRS DU 14 JUIN 1908
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