QUATRE HISTOIRES N° 2
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Il existe dans certaines provinces de la Russie Méridionale une mode bien singulière. Les fiancés portent des gilets dont chaque bouton porte en miniature le portrait de la jeune fille qu'ils doivent épouser. Ce serait manquer gravement de respect sa fiancée et à sa famille que de ne pas se conformer à cette bizarre coutume. Il n'en faudrait pas plus pour faire rompre le mariage le mieux assorti.
Un jeune Russe voulant railler cet usage , c'est fait confectionner un gilet dont chaque bouton reproduit le portrait des femmes dont il fut aimé. Ce n'est sans doute pas là une plaisanterie de très bon goût. Et il est probable que les anciennes amies du jeune homme l'ont trouvée détestable.
Maintenant voulez-vous savoir combien il y avait de bouton à ce gilet d'un nouveau genre : douze pas un en plus pas un en moins.
Dans les archives de la ville de Stratford, où le père de Shakespeare, le grand poète dramatique de l'Angleterre exerça pendant longtemps des fonctions judiciaires, on trouve un certain nombre de papiers qui lui ont appartenu et qui, sous le rapport de la signature n'offrent pas moins de quatorze variantes. Il est curieux de les citer :
1. Shackesper 8. Shakspeyr
2. Shackespere 9. Shakspire
3. Chacksper 10. Shakyspere
4. Shackspere 11. Shaxpeare
5. Shakesper 12. Shaxper
6. Shakespere 13. Shaxpere
7. Shakspare 14. Shaxpear
Calino aurait dit : « Et le plus curieux , c'est que pas une fois le nom n'est écris comme il se prononce »
Savez-vous que jusqu'à Napoléon 1er les professeur de l'Université n'avaient pas le droit de se marier.
En 1452, la Faculté de Médecine déclarait que c'était une lâcheté pour les professeurs que de rompre le célibat. La Faculté de Droit ne fut pas moins sévère jusqu'en 1601. les professeurs avaient pour unique consolation le droit de se répéter avec Cicéron qu'un homme ne peut pas appartenir à la fois à la Science et à une femme.
Cependant au XVIe siècle, deux professeurs de belles lettres osèrent prendre femme, comme si n'en était. Ils furent en butte à toutes les vexations et à toutes les injures de leurs collègues.
Jusqu'à Napoléon cette singulière législation ne fut pas abolie. Et encore en mas 1808, Napoléon interdisait le mariage aux recteurs et aux censeurs des collègues impériaux, ainsi qu'aux professeurs de collège. Seuls les professeurs de lycées avaient le doit au mariage.
Les plongeurs de Ceylan qui vont chercher,au fond de la mer des huîtres perlières, sont exercés dès l'enfance à ce dure métier. Quoi qu'ils aient dit certains voyageurs, ils ne peuvent rester sous l'eau plus d'une demi-minute. Ils s'attachent à une corde amarrée au bateau et portant une lourde pierre qui facilite leur descente ; ils se bouchent les narines d'une main et se hâtent de détacher les huîtres, qu'ils entassent dans un filet suspendu à leur cou. On les aide à remonter aussitôt qu'on les voit tirer la corde. Les plongeurs n'atteignent presque jamais un âge avancé ; ils meurent souvent d'apoplexie, perdent la vue de bonne heure et sont sujets à rendre le sang par le nez et les oreilles. Ils travaillent souvent à une profondeur de 12 mètres, et opèrent quinze ou vingt descentes par les temps les plus favorables. Ils deviennent souvent la proie des requins, qui sont commun dans les parages.
Méditation
Je veux rester, ce soir, seul avec mes pensées
Puisque vous arrivez, là-bas, sous d'autres cieux
Mais les fleurs par vos soins en ces lieux disposés
Se fanent de chagrin de ne plus voir vos yeux.
Et pourtant, moins que moi, ces fleurs, ô mon amie,
Bien qu'elles aient connu la douceur de vos mains
sur leur hampe rigide ou leur tige qui plie,
Vous cherchent ; car sans vous désert est mon chemin
Hélas ! Lorsque tel un parfum, votre présence
Embaumait ce logis, rose de mon destin,
Que j'ai peu respiré de sa subtile essence
Et que d'elle souvent je suis resté lointain !
Maintenant que jamais vous vous êtes enfuie
Je garde le désir inconsolable et vain
D'abolir un passé dont la froideur m'ennuie
Et de m'abandonner au seul Eros divin.
Et je donnerais tout ce qui me reste à vivre
Pour vous revoir encore à ce seuil déserté,
O sachet merveilleux dont mon regard s'enivre
Et que j'ai de mon cœur follement écarté.
Pierre de Bouchaud
REVUE NOS LOISIRS DU 10 MAI 1908
TOUS LES LUNDIS A 14 HEURES SERIE DE PHOTOS
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LE PORTRAIT DE VOTRE FIANCÉE EST-IL SUR LES BOUTONS DE VOTRE GILET ?
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QUATORZE FAÇONS DIFFÉRENTES D'ÉCRIRE LE NOM D'UN GRAND POETE
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JUSQU'AU XIXe SIÈCLE LES PROFESSEURS ÉTAIENT CONDAMNÉS AU CÉLIBAT
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CE N'EST PAS UN MÉTIER DE TOUT REPOS QUE LE MÉTIER DE PECHEEUR DE PERLES
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