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MA FIANCÉE

17 Janvier 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

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M A F I A N C É E

Nouvelle dramatique par Maurice LEBLANC

 

Il vient vers moi la main tendue.

Eh bien, quoi ! Tu ne me reconnais pas ?

Fougeraie !

Oui, Fougeraie que je n'avais pas vu depuis trois années, Fougeraie, les cheveux tout blancs.

Je lui dit.

Tu as un peu changer

Mes cheveux blancs, n'est-ce pas ? Eh bien si je te disais qu'il a suffi de quelques heures, quelques heures pas davantage.

Il murmura, la tête entre ses mains :

Oh ! Quel souvenir ! Comment ai-je bien pu passer par là sans devenir fou ?

Imagine tout ce qu'il y a de plus horrible... et de plus simple pourtant. D'ailleurs écoute...

Il me prit par le bras et d'une voix saccadée en petites phrases sèches, il me raconta ce qui suit et en vérité je comprends que ses cheveux soient blancs et le coin de ses lèvres creusé de ce pli d'amertume !

Il y a vingt mois, je me suis fiancé en Bretagne avec une jeune fille dont la mère Mme Brial habitait les environs de Vannes. J'adorais Madeleine et je m'aimait bien aussi, j'en suis sûr. Tous les jours de Vannes ou j'étais installé, j'allais la voir en tricycle tu te rappelles, n'est-ce pas, que dès le début, j'ai été un fanatique d'automobile Des semaines délicieuses s'écoulèrent. Mon Dieu ! Comme je l'aimais.

 

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Un mois avant la date fixée pour le mariage, j'obtiens de mme Brial qu'elle me confiât sa fille. J'avais un vif désir de lui montrer Guérande, la merveille ville ceinturée de remparts. Il fut décidé que Mme Brial s'y rendrait par le chemin de fer et nous attendrait sur la route, en dehors des murailles. Madeleine et moi à cet effet, j'achetai un avant train pour mon tricycle nous ferions le grand détour de la presqu'île de Rhuis.

C'est un trajet magnifique. Jamais je n'oublierai le silence de ces premières heures matinales. De temps à autre, Madeleine se retournait vers moi et souriait. Je tremblais de joie.

Mais devant les ruines formidables de Luccinio, notre enthousiasme éclata en cri d'admiration. Quand nous l'eûmes visité jusqu'en ses moindres détails il était onze heures. Il nous restait à parcourir une vingtaine de lieues et dans le pays le plus désert et le plus pauvre qui soit. Prévenu j'avais emporté des provisions et nous nous réjouissons de cette halte prochaine que nous allions faire au revers de quelque talus.

De petites montées, de petites descentes. Nous allons vite mais prudemment ; j'étais si content du trésor dont j'avais pris la responsabilité.

Un moment elle me demanda sans se retournée en me tutoyant pour la première fois :

« Dis-moi que tu m'aimes, dis-moi que tu m'aimes plus que je ne t'aime »

A cette seconde précise, un chien passa devant nous. Je fis un écart trop brusque. La machine culbuta.

En réalité la chute fut si douce et je me relevai si aisément que j'eus presque envie de rire. Je m'approchai de Madeleine, lui disant :

Nous en avons de la chance !

Pourtant elle ne bougeait point. Je m'inclinai et la soulevai. Un peu de sang coulait sur sa figure . Elle eut une convulsion. Un instant après, c'était fini, elle était morte !

 

O - O - O

 

Violemment d'une main crispée, Fougerais me saisit par l'épaule et, se plantant en face de moi, il bégayait :

Comprends-tu ? Pressens-tu la chose atroce qu'il me fallut accomplir ? Non, je vois que non. Réfléchis pourtant... Une fiancée qui meurt, soit, c'est un chagrin immense, une épreuve douloureuse. Cependant cela arrive, cela se produit couramment. Mais là, rappelle-toi, j'étais seul... seul dans un pays perdu. Pas un village à l'horizon pas un être humain alentour, que faire ?

Oui... que faire ? Car, enfin il fallait agir. Je ne pouvais pas quitter Madeleine et m'en aller chercher du secours, une carriole... Non... il fallait... Oui, c'est cela, tu as compris , c'est cela que j'ai fait...

Ah ! Quelle abomination ! Tu te représente la chose, n'est-ce pas ? Je pends la morte dans mes bras, je l'assois bien commodément sur son siège, je la sangle à l'aide de cordes et de courroies, bien solidement, afin qu'elle ne risque pas de tomber et en avant les deux fiancés ! Bon voyage les amoureux !

Il riait d'un air fou, qui me torturait. Puis il reprit me montrant du doigt la vision.

Tu vois ça d'ici, hein ? Je n'ai pas besoin de te faire des phrases. La chose est devant tes yeux. Tu te rends bien compte que sur le moment mon chagrin, mon désespoir, rien n'existe. Il n'y a que cela la chose. Ce n'est pas de la souffrance non, c'est de l'horreur.

Ah ! Cette morte que je pousse devant moi, cette morte dont je respire la mort, cette morte dont la mort est mêlée à un exercice de joie et de plein air qui signifie la vie en ce qu'elle a d'exaltant, d'amusant, de libre et d'heureux. Quelle ironie ! Quel sacrilège ! Je n'essaye pas, n'est-ce pas de te décrire mes sensations ; tu les devines, c'est facile. Il en est une, cependant plus effrayante ; la tête remue.

Le corps est immobile, lui bien sanglé... Mais la tête ! Elle évolue, elle se balance, elle va de droite à gauche, d'avant en arrière, elle salue cet arbre, salue cet oiseau et salue avec une politesse obséquieuse. Et puis elle se relève et salue encore... et puis elle se renverse et paraît chercher mes lèvres.

Et puis... et puis... oh ! L'infamie ! Ses cheveux se sont dénoués et ils flottent vers moi. Le vent me les rapporte en plein visage, ils m'aveuglent, ils m'entent dans la bouche, ils s'enlacent à mon cou.

Et tant d'autres choses ! Celle-ci tiens ; je dois m'arrêter devant la forge d'un village et les gamins font cercle autour de nous, regardant, ébahis, cette femme immobile et enchaînée, dont le visage est cachée sous un châle de laine.

Plus loin c'est l'embouchure de la Vilaine qu'il nous faut traverser sur un bac. Un fil de fer est jeté d'une rive à l'autre.

J'avertis le passeur. Tu t'imagines la scène, ce bateau funèbre qui glisse sur l'eau.

Et encore ceci à deux kilomètres du but ; l'essence qui manque... je suis obligé de pédaler. De pédaler avec ce fardeau devant moi ! Je n'ai pas fait un quart de lieue que mes forces me trahissent. Allons, il faut s'arrêter. Et c'est moi seul, moi tout seul qui me restaure au revers d'un talus, tandis qu'elle sur son siège.

Mais ce n'est rien. Une angoisse plus monstrueuse m'est réservée, et je le sais chaque tour de roue m'en rapproche ; la mère est là-bas qui nous attend. Elle a quitté la ville et vient au-devant de nous. Peut-être nous aperçoit-elle sur la route blanche et elle se réjouit ! Oui, elle nous voit car je distingue une ombrelle qui s'agite. Je devine le nom que mes lèvres prononcent... Madeleine.

Madeleine, oui, la voici ma fiancée.

Fougeraie se tut. Ses doigts ne nouveau meurtrissaient mon épaule, ses yeux fixes évoquait la chose. Il murmura :

Elle est devenue folle, elle. Moi, mes cheveux sont blancs...

 

REVUE NOS LOISIRS DU 26 JUILLET 1908

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J
Bonjour a tous<br /> <br /> Je me nomme adriane ,suite au problème vue sur le site je viens pour intervenir et faire <br /> comprendre a toute personne ayant été déçue comme moi que rien est encore tard .<br /> Car quand on veux on peu , après un moment de déception avec mon ex qui est <br /> actuellement redevenu l’Élu de mon cœur j'ai du faire appelle a une maître marabout vaudou qui a vraiment fait un miracle <br /> dans ma vie .Il m'a permis de retrouver la paix du cœur en faisant revenir l'homme que j'ai toujours aimer .<br /> Alors ne guise de remerciement je voudrais lui rendre hommage et conseiller a toute personne ayant de problème a bien <br /> vouloir faire recours a ce homme car il est vraiment un envoyer pour résoudre tout genre de problème .<br /> <br /> Je remercie ce PAPA ALI MARABOUT qui a faire de moi la femme la plus heureuse du monde,<br /> tout ce qui ont des probleme comme moi je vous conseil de contacter ce mr qui fera des miracles dans votre vie.<br /> <br /> Son mail : ali.marabout@live.fr Ou alimarabout@live.fr<br /> <br /> NB : PAPA ALI A AUSSI DES RITUELS POUR GUÉRIR AUSSI UN MALADIE<br /> <br /> Merci et bonne chance a vous
Répondre
J
Bonjour a tous<br /> <br /> Je me nomme adriane ,suite au problème vue sur le site je viens pour intervenir et faire <br /> comprendre a toute personne ayant été déçue comme moi que rien est encore tard .<br /> Car quand on veux on peu , après un moment de déception avec mon ex qui est <br /> actuellement redevenu l’Élu de mon cœur j'ai du faire appelle a une maître marabout vaudou qui a vraiment fait un miracle <br /> dans ma vie .Il m'a permis de retrouver la paix du cœur en faisant revenir l'homme que j'ai toujours aimer .<br /> Alors ne guise de remerciement je voudrais lui rendre hommage et conseiller a toute personne ayant de problème a bien <br /> vouloir faire recours a ce homme car il est vraiment un envoyer pour résoudre tout genre de problème .<br /> <br /> Je remercie ce PAPA ALI MARABOUT qui a faire de moi la femme la plus heureuse du monde,<br /> tout ce qui ont des probleme comme moi je vous conseil de contacter ce mr qui fera des miracles dans votre vie.<br /> <br /> Son mail : ali.marabout@live.fr Ou alimarabout@live.fr<br /> <br /> NB : PAPA ALI A AUSSI DES RITUELS POUR GUÉRIR AUSSI UN MALADIE<br /> <br /> Merci et bonne chance a vous
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