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BONNES HISTOIRES A RACONTER

29 Novembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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BONNES HISTOIRES A RACONTER

 

UN BON TRUC

Un entrepreneur de construction vient de monter qu'il connaissait à fond la bâtisse, il connaissait encore mieux l'humanité.

Notre homme ayant accepté de faire d'importants travaux de fondation ans un délai déterminé, trouva que ses ouvriers travaillaient trop lentement.

Il réfléchit quelques temps au moyen d'augmenter leur activité, mais un soir, il s'écria : « J'ai trouvé ! »

le lendemain en effet lorsqu'il revint au chantier, les hommes travaillaient non seulement avec ardeur, mais avec fureur.

L'un d'eux, en effet, avait aussitôt après s'être mis à l'ouvrage, trouvé dans la terre un case contenant un manuscrit sur lequel étaient tracés ces mots :

« En cet endroit, profondément enterré dans la terre ce cache un trésor »

 

VEUVAGE ET IVROGNERIE

— Coquin, disait un maître à son valet depuis que ta femme es morte, je m'aperçois que tu te grises tous les jours. Tu ne t'enivrais auparavant que deux ou trois fois par semaine? Je veux que tu te remaries dès demain.

— Ah ! Monsieur, dit le valet laissez quelques jours encore à ma douleur.

C'est de Chamfort que nous tenons ce dialogue. En voici un autre qui peut lui servir de pendant.

— Ah ! Pendard depuis deux mois que tu es veuf tu n'as pas quitté le cabaret !

— C'est pour me consoler.

— Et cela durera-t-il encore longtemps ?

— Ah ! Monsieur je suis inconsolable !

 

UNE LEÇON DE COURTOISIE

Le Sage, l'auteur de Gil Blas, avant que de faire jouer son Turcaretavec promis à la duchesse de Bouillon d'aller lui lire cette pièce ; on comptait que la lecture s'en ferait avant le dîner, mais quelques affaires retinrent l'auteur et il arriva tard. La duchesse de Bouillon le reçut d'un air d'importance et avec une hauteur outrageante.

— Vous m'avez fait perdre une heure à vous attendre, lui dit-elle.

— Eh bien, madame, reprit froidement le Sage, je vais vous en faire gagner deux.

Il fit sa révérence et sortit. Quelque chose qu'on ft et quoiqu'on courut après lui sur l'escalier, il ne voulut jamais remonter, ne dîna pas et ne lut point sa pièce.

 

LE TROU DE NORMAND

La femme d'un paysan normand tombe dangereusement malade. Un docteur est appelé ; il interroge, examine et tout en toussant, laisse pressentir la crainte de ne pas être convenablement rémunéré de ses soins.

— Monsieur, dit le mari, j'ai là cinq louis et que vous tuiez ou guérissiez la chère femme, le magot est à vous.

La malade mourut.

Au bout de quelques temps le médecin se présente pour réclamer les cent francs.

— Docteur, dit le pauvre affligé, me voilà tout prêt à tenir ma promesse. Permettez-moi seulement deux petites questions en présence de ces dignes témoins :

— Avez-vous tué ma femme ,

— Tué ! Comment tué ! Assurément non.

— Tant mieux. L'avez-vous guérie ?

— Non, hélas.

— Eh bien, si, comme vous en convenez , vous ne l'avez ni tuée ni guérie, vous êtes hors des termes de nos conventions et n'avez légalement rien à me demander.

 

ERREUR D' ADDITION

Tout n'est pas rose dans le métier de mystificateur, témoin de ce petit conte qui a pour héros un jovial commis-voyageur.

L'autre jour après un excellent déjeuner dans le meilleur restaurant de Besançon il demande l'addition.

A peine le garçon la lui a-t-il remise qu'il clame :

— Il y a erreur... une grave erreur.

Le patron lui-même vint s'enquérir.

— Une erreur ? Monsieur...vous m'étonnez.

— Oui, monsieur, une erreur considérable même. vous avez oublié quelque chose.

— Cette caissière est d'une négligence... voulez-vous avoir l'amabilité de me signaler cet oubli.

Notre commis-voyageur jubilant de sa bonne farce souligne du doigt sur le carton « Veau aux carotes » — Tenez, ici monsieur, on a oublié un t.

Mais le patron n'a pas bronché. Il reprend l'addition.—Tenez, monsieur je vais rectifier.

Et deux minutes après, un rapporte au mauvais plaisantin la note, au bout de laquelle, celui-ci stupéfait constate cette inattendue adjonction : « Un thé... 75 centimes »

 

 

Un écrivain célèbre est invité à un banquet . Après le désert on lui demande de prononcer un discours.

— Sur quel sujet, demanda-t-il.

— Sur la littérature , c'est tout indiqué, lui répond-on.

L’écrivain réfléchit un instant et dit :

— C'est vraiment un sujet délicat. Homère est mort, Shakespeare n'est plus, Victor Hugo est décédé et je suis trop modeste pour parler de moi-même.

 

 

Au restaurant une dame âgée mange un steak avec certaine difficulté.

Soudain excédée, elle enlève son dentier, le met à côté du steak et dit :

— Et puis, sut ! Débrouillez-vous tous les deux !

 

 

Pour le nouvel an, monsieur et madame écrivent des lettres. Tout à coup monsieur s'arrête l'air inquiet.

— Qu'y a-t-il ? Demande sa femme.

— Jz... je l'aais sur le bout de la langue, mais je l'ai perdu.

— Réfléchis, ça te reviendra.

— Ça m'étonnerait... Je te parle du timbre que je vient d'avaler.

 

 

Un jeune anglais se promène au bord de la rivière. Tout à coup il entend quelqu'un qui appelle au secours. Il regarde autour de li et voit un monsieur en train de se noyer. Il lui dit :

— Mais pourquoi criez-vous si fort ?

— Vous ne voyez pas que je suis en train de me noyer ?

— Et alors ? Demande l'Anglais avec logique, vous croyez que le fait de crier vous fera flotter !

 

 

Deux amis se rencontrent.

— Et votre appartement ? Vous avez déjà des meubles ?

— Oui, nous avons collecté les timbres primes d'une marque de margarine et nous avons gagné un petit studio.

— Très bien. Et pour les autres pièces, vous achetez les meubles petit à petit.

— Oui, bien sûr, mais pas maintenant.

— Ah ! Pourquoi ?

— Parce qu'elle sont pleines de margarine.

 

 

Mon ami Jean est très inquiet :

— C'est affreux, ma femme perd ses cheveux, me dit-il.

— Je connais un vieux remède de bonne femme ; fais-lui des shampoings avec de la bière.

Très content du conseil, Jean entre dans un bar, achète une bouteille de bière et prêt à sortir, me dit :

— Je vais prendre également quelques bretzels... elle pourra se aie des bigoudis.

 

Pour sa fête, un monsieur a fait envoyer à sa femme un magnifique perroquet. Le soir, sitôt rentré chez lui, sa femme lui dit :

— Vite à table, la volaille que tu m'as fait livrer est cuite.

— Tu l'as fait cuire ? S'écrie le monsieur. Mais... c'était un perroquet...

— Eh bien, tant pis pour lui ! Il n'avait qu'à le dire !

Un prisonnier dit )à son compagnon de cellule :

— Tu sais ce qui s'est passé !

— Non, je sors si peu...

                                                                                                      REVUE NOS LOISIRS DU 16 FÉVRIER 1908

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